Vous habitez Amiens et vous envisagez de vous inscrire à un cours d’arts martiaux. Peut-être pour la première fois, peut-être après une longue pause, ou pour votre enfant qui cherche un cadre sportif sérieux. La ville compte plusieurs disciplines et plusieurs clubs. Le problème : choisir uniquement sur la proximité ou sur la recommandation d’un ami peut mener vers une pratique qui ne vous correspond pas du tout.
Du karaté au jiu-jitsu, du taekwondo à l’aïkido, en passant par les boxes pieds-poings et le kempo, chaque discipline a ses codes, ses objectifs et son niveau de contact. Derrière ce panorama, la vraie question reste personnelle : que cherchez-vous ? Un travail physique intense ? De la self-défense ? Un cadre structuré pour votre enfant ? Une pratique qui ménage des articulations déjà sollicitées ?
Voici les différences concrètes entre ces pratiques, les critères pour évaluer un club avant de vous engager, et une présentation honnête d’Onami Dojo, y compris pour les disciplines qu’il vaut mieux chercher ailleurs.
Les grandes familles d’arts martiaux : ce qu’on y travaille vraiment
Le karaté est probablement la discipline la plus diversifiée. Dans les styles traditionnels comme le shotokan ou le goju-ryu, il travaille des frappes codifiées, des katas et un combat contrôlé, le kumite. L’accent porte sur la précision, le placement et le contrôle. Les styles de contact, comme le kyokushin, vont plus loin : les frappes sont portées réellement, avec un gros travail de conditionnement physique.
Le judo repose sur les projections et les immobilisations au sol, sans frappes. Sport olympique à forte dimension compétitive, il développe la force, la souplesse et la lecture du corps adverse. Le taekwondo se distingue par la richesse de ses techniques de jambes et par une compétition très codifiée, olympique depuis 2000.
L’aïkido redirige la force de l’adversaire plutôt que de s’y opposer. Pas de compétition, une philosophie de non-agression affirmée, et une pratique qui convient à ceux qui cherchent un travail du corps et de l’esprit sans contact intense. Le kempo et le jiu-jitsu combinent, selon les écoles, frappes, clés articulaires, projections et travail au sol. Enfin, les boxes pieds-poings (kick-boxing, full contact, savate) misent avant tout sur le conditionnement et les échanges en sparring.

Contact ou pas contact : la question qui décide souvent tout
Recevoir des coups, même avec des protections, demande une tolérance physique et mentale que tout le monde ne partage pas au même degré. Mieux vaut se poser franchement la question avant de choisir, parce qu’elle oriente presque tout le reste.
Le niveau de contact varie beaucoup d’un club à l’autre, parfois au sein d’une même discipline. Avant de vous inscrire, posez directement la question à l’enseignant : comment se déroule une séance type ? À partir de quand les élèves font-ils du combat ? Un débutant peut-il progresser à son rythme ?
Attention : si vous avez des antécédents de blessure (dos, épaules, genoux), signalez-le dès votre premier contact avec le club. Un enseignant sérieux adaptera les exercices plutôt que de vous forcer.
Vos objectifs : la boussole pour choisir
Quelques minutes de réflexion sur vos motivations valent mieux que de longues comparaisons en ligne.
- Self-défense : privilégiez les disciplines polyvalentes, comme le kempo, le jiu-jitsu ou un karaté de contact.
- Condition physique : les karatés de contact et les boxes pieds-poings offrent un conditionnement difficile à égaler.
- Cadre pour un enfant : karaté, judo et taekwondo proposent une progression par grades qui structure et motive.
- Compétition : la plupart des disciplines en proposent, avec des formats très différents. Demandez au club quelle place il lui donne.
- Pratique sans contact intense : l’aïkido ou un karaté traditionnel orienté kata.
Un bon club peut répondre à plusieurs de ces attentes, rarement à toutes à la fois. Savoir ce que vous cherchez en priorité simplifie beaucoup le choix.
Les critères concrets pour évaluer un club
L’affiliation fédérale : un club affilié à une fédération (karaté, judo, taekwondo…) délivre une licence qui inclut une assurance, fait passer des grades reconnus et s’inscrit dans un cadre réglementaire clair.
La qualification de l’enseignant reste le critère le plus déterminant. Un diplôme fédéral ou d’État atteste d’une formation pédagogique ; le grade (dan) indique le niveau technique, pas forcément la qualité d’enseignement. Les deux ensemble, c’est ce qu’on cherche.
L’organisation des cours : des groupes séparés par âge et par niveau témoignent d’une vraie pédagogie. Un cours qui mélange enfants de six ans, adultes débutants et pratiquants confirmés offre rarement une progression adaptée à chacun.
Les horaires et le budget complètent le tableau : vérifiez que les créneaux sont compatibles avec votre semaine, et additionnez cotisation, licence et équipement de base.
Ce que propose Onami Dojo
Onami Dojo est installé au 24 rue des Cordeliers, en centre-ville d’Amiens. Le club enseigne deux disciplines :
- Kempo Karaté : un combat libre complet qui associe frappes pieds-poings, projections et travail au sol, avec une vraie dimension self-défense. Cours pour enfants (jusqu’à 12 ans), ados et adultes, sous la direction technique de Senseï Olivier Leclercq, 3e Dan FFKDA et vice-champion d’Europe 2023 et 2024.
- Karaté Kyokushinkai : le karaté full contact traditionnel issu de Mas Oyama, avec conditionnement physique, kihon, katas et combat plein contact. Cours pour enfants (dès 5 ans), ados et adultes, avec Senseï Xavier Gadoux, 3e Dan, champion de France et responsable WKB France.
Pour la saison 2026-2027, la cotisation annuelle est de 180 € pour les adultes et ados (licence FFKDA incluse) et de 150 € pour les enfants, avec un passeport WKB de 25 €, valable à vie, pour le Kyokushin. Le matériel de frappe et les protections sont disponibles sur place. Les horaires sont détaillés sur le planning du site.
Surtout, le club propose deux cours d’essai gratuits, sans engagement, pour tester l’ambiance et la pédagogie avant de vous décider.
Judo, taekwondo, aïkido : à chercher ailleurs
Si vous cherchez spécifiquement du judo, du taekwondo ou de l’aïkido, Onami Dojo n’est pas le bon endroit : ces disciplines n’y sont pas enseignées. Amiens compte des clubs pour chacune d’elles.
Le plus fiable pour les trouver reste l’annuaire des clubs de chaque fédération : Fédération française de judo, Fédération française de taekwondo, et, pour l’aïkido, les fédérations FFAAA ou FFAB selon le courant. Un club qui y figure est bien affilié.
Avant de vous déplacer, posez deux questions simples : qui enseigne, avec quel diplôme ? Et existe-t-il un créneau pour votre âge et votre niveau ? Elles évitent la plupart des mauvaises surprises.
Astuce : lors de votre premier appel, demandez quand vous pouvez venir faire un cours d’essai. Un club bien organisé vous proposera une date précise plutôt qu’un vague « passez quand vous voulez ».
Les erreurs fréquentes au moment de s’inscrire
S’inscrire sans avoir essayé reste l’erreur la plus répandue. Les avis en ligne reflètent rarement votre situation : une séance d’essai vaut toutes les lectures de commentaires.
Autre piège : choisir une discipline pour son image dans les films ou à la télévision plutôt que pour la réalité de la pratique. Posez des questions concrètes sur le contenu des séances et le temps consacré au travail avec partenaire.
Enfin, la contrainte des horaires est souvent sous-estimée. Un club réputé dont les créneaux ne collent pas à votre agenda reste un mauvais choix pour vous : un cours par semaine suivi toute l’année vaut mieux qu’un dojo prestigieux fréquenté de temps en temps.
Par où commencer
Clarifiez d’abord votre priorité : self-défense, condition physique, compétition ou pratique plus douce. Repérez ensuite deux ou trois clubs qui y correspondent, renseignez-vous sur les enseignants et faites un cours d’essai dans chacun. Comparez vos impressions après avoir pratiqué, pas avant.
Pour le Kempo Karaté ou le Karaté Kyokushinkai, les deux cours d’essai gratuits d’Onami Dojo vous permettent de vous faire une idée sans engagement. Arrivez quelques minutes en avance pour observer la fin du cours précédent : la façon dont l’enseignant corrige les élèves, et dont les plus anciens accueillent les débutants, vous en dira plus que n’importe quelle description.



